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lundi 30 décembre 2019

Le Cinéma du renard gris - Critique - Star Wars IX : l'ascension de Skywalker

                                                                                                                                                                                    Salut tout le monde ! 3ème critique de cinéma du renard gris avec cette fois-ci une analyse du neuvième film de la saga "Star Wars" ou du troisième épisode de la postlogie. Cette review sera ainsi riche en spoilers. Je vous conseille donc de visionner au moins la postlogie avant d'entamer la lecture de cette critique ;) 

Plus largement, on ne va pas seulement s'attarder sur "Star Wars IX : L'ascension de Skywalker", car il faut juger ce film par rapport à l'ensemble de la postlogie et donc remettre en perspective par rapport aux précédents films. Alors, cette conclusion de la plus grande saga de SF de l'histoire du cinéma est-elle réussie ? Réponses dans cette critique ! 


                                                                   Affiche officielle :


                                    
Remarques : 

- Comme mes analyses sur les jeux-vidéos, mes retours de films seront toujours construites à travers des codes rédactionnels identiques. 
- Mes reviews contiennent toujours des Spoilers à partir du moment ou j'argumente mes propos, je vous conseille fortement de ne pas lire cette critique si vous n'avez jamais vu la très célèbre franchise "Star Wars", cela pourrait gâcher votre expérience de visionnage. (A moins que les Spoilers ne vous dérangent absolument pas^^) 

Attention !!!! Dans la partie "Contexte du film" il y a un nombre incalculable de Spoilers sur les précédents films !!!


Contexte du film : 


Sommaire :       (1)  Les origines de la Postlogie et mon avis rapide sur Star Wars VII (2015)
                               (2)  Star Wars VIII Les derniers jedi (2017) : Mon analyse ! 
                               • (3)  Attentes et espérances pour "Star Wars IX L'ascension de Skywalker" (2019) ?



1 - Les origines de la Postlogie et mon avis rapide sur Star Wars VII ! 



Rachat de Lucasfilm par Disney en 2012. 
« Les films étaient l'histoire d'Anakin Skywalker et Luke Skywalker, et quand Luke sauve la galaxie et retrouve son père, c'est là que l’histoire se termine » de George Lucas, réalisateur des six premiers films Star Wars. Après la sortie du dernier épisode de la prélogie en 2005 (Star Wars III La revanche des Sith), George Lucas écarta toute hypothèse de suite à l'épisode VI. Jusqu'en 2012, Lucas s'opposa à l'idée de créer une troisième trilogie, estimant qu'il n 'y avait plus aucune histoire à raconter. Or, le 30 octobre 2012, Disney annonce le rachat de Lucasfilm pour 4 milliards de dollars ainsi que le projet d'une nouvelle trilogie. D'autant que George Lucas avait des idées pour cette trilogie mais Disney préfère développer sa propre histoire et son univers étendu. J.J Abrams, connu notamment pour Star Trek, se verra confié la tâche de réaliser l'épisode VII de Star Wars qui sortira le 16 décembre 2015 en France. 





A chaque fois que je visionne "Star Wars VII : Le réveil de la force", je ne boude jamais mon plaisir ! Pourtant, cet épisode avait subi un bashing généralisé des fans hardcore de Star Wars, surtout lorsque le film "Rogue One : a Star Wars story" était sorti en 2016. (film encensé par les spectateurs) Il était même considéré comme le pire épisode de la franchise jamais réalisé. Je vais donc tenter de réhabiliter ce film qui mériterait une meilleure réputation, surtout depuis la sortie des prochains films... 






Rey et Finn à Jakku. Finn est très attachant, s'attarder sur un stormtrooper n'avait jamais
encore été expérimenté dans Star Wars ! 
Je commence par l'aspect copier-coller du film sur l'épisode 4 ayant exaspéré les fans : j'estime cette comparaison un peu démesurée. En effet, on retrouve effectivement un droide sur une planète désertique mais il ne stocke pas des plans pour détruire une étoile noire mais une carte qui permettrait de détecter la position de Luke Skywalker. Le but visé dans le 7 est de retrouver ce personnage, la destruction de l'étoile noire est pour moi très anecdotique. Ils ont voulu faire ce fan-service qui est pour moi bien dispensable, ce qui m'avait le plus marqué à la fin du film était la superbe confrontation entre Rey et Kylo Ren. D'autant que dans Star Wars, on a toujours eu systématiquement des codes obligatoires et du fan-service qui reviennent, dont la destruction de l'étoile noire, ou encore la mort d'un personnage emblématique. En effet, la mort d'Han Solo (tué par son fils Kylo Ren) dans le 7 avait blasé les fans. Pourtant, Star Wars a toujours été une saga familiale, les querelles de famille entre père et fils ont toujours existé dans la franchise, comment pourrait-on s'en passer... 


Kylo Ren, un antagoniste idéalisant Dark Vador. 
Un gros point positif de l'épisode VII est le personnage de Kylo Ren, car il s'agit du premier antagoniste de la franchise à être torturé-attiré par le côté clair de la force. C'est un point de vue que l'on n'avait encore jamais vu dans Star Wars puisqu'on avait toujours une attirance pour le côté obscur. Ce personnage est très intéressant, il se rêve comme l'héritier de Vador tout en étant tenté par le côté clair, c'est cette ambiguïté qui fait le charme de Kylo Ren. Par ailleurs, le film est très bien rythmé, il n'y a aucun moment d'ennui ou de moments tirés trop en longueur. On s'attache facilement aux personnages principaux (Finn, Rey, Han Solo, Kylo Ren...). La mort d'Han Solo montre ainsi que ce scénario classique peut aussi tenter des choses, cette mort montre le potentiel de cruauté de Kylo Ren, le réalisateur J.J Abrams a donc réussi son pari d'iconisation de Kylo. J'ai aussi remarqué que beaucoup de critiques dénonçaient les pouvoirs extravagants de Rey, et je peux comprendre en partie ces remarques. Etant donné qu'elle est le personnage principal de cette trilo, sa toute-puissance ne m'a pas tant marqué car elle a sûrement été initiée à la force dans le passé, peut-être même qu'elle fut jedi. Partant de cette hypothèse, les capacités de Rey ne m'ont pas aussi surpris que pour d'autres personnes. Enfin, ce film s'achève en toute beauté avec la réintroduction de Luke Skywalker (en gardant le meilleur pour la fin), avec cette scène iconique et sans parole lorsque Rey tend le sabre à Luke. C'est ainsi pour toutes ces raisons que je trouve "Le réveil de la forceréussi, le départ de cette trilogie démarre bien ! 


2 - Star Wars VIII Les derniers jedi : Mon analyse ! 




Pour le huitième épisode de la franchise Star Wars, c'est Rian Johnson qui a été choisi par Lucasfilm pour scénariser et réaliser la suite du "réveil de la force". Il est notamment connu pour avoir réalisé trois épisodes de Breaking Bad, le film Looper en 2012 ou encore Brick en 2005. "Star Wars VIII : Les derniers jedi" va reprendre l'histoire directement après la scène de fin de l'épisode 7. Ce film Star Wars 8 est particulièrement atypique, jamais un Star Wars n'aura autant divisé les fans. Pour ma part, il fait parti des films nécessitant un ou plusieurs re-visionnages pour digérer et laisser murir le film dans ma tête. Au tout premier visionnage, je n'avais pas de jugement tranché sur ce film tant les rebondissements et les surprises furent réccurents. Il fallait ainsi prendre de la hauteur, et depuis quelques temps, mon avis paraît de plus en plus définitif et irrémédiable... Je vais donc vous dévoiler mon analyse plus ou moins synthétique de Star Wars 8, cela me paraît fondamental de s'attarder sur ce film qui aura de lourdes répercussions sur le 9 !



Quel gâchis de tuer un antagoniste puissant aussi vite. On aurait aimé
en apprendre davantage sur ce personnage. 
Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas clément sur cet épisode ! Il y a trop de partis-pris qui font que ce film "osé-gonflé" est pour moi désastreux. Le réalisateur Rian Johnson a passé tout le film à essayer de déjouer les attentes des spectateurs, au détriment de ce qu'avait été mis en place par J.J Abrams dans le 7. Rian Johnson a joué sur une multitude de twists qui n'amènent finalement à rien mise appart pour faire le malin dans l'écran et surprendre les fans. D'autant que ces nombreux twists scénaristiques ne font que diversion par rapport au vide intersidéral du scénario. Plusieurs exemples démontrent qu'il ne s'agit pas d'un épisode central de trilogie mais d'un film d'auteur prétentieux :

 Twists inutiles de Kylo Ren (aucune réelle évolution de personnage), il ne passe pas du côté clair de la force. 
 La non-révélation des origines de Rey (un mystère était entretenu dans le 7) 
 La mort inattendue de Suprême Leader Snoke, très surprenant sur le coup, mais cela mène droit à une impasse scénaristique (il n'y a plus le symbole du mal absolu). Cette mort aussi rapide est une trahison car on nous avait vendu cet antagoniste dans le 7ème opus. 
➤ Confrontation entre Luke et Kailo qui était en fait une projection. 


Scène où Luke jette son sabre-laser. 
Attention, je ne suis pas un puriste de Star Wars, je ne m'oppose pas à l'idée d'innover et de bouleverser les codes ! En revanche, trahir un univers et ne faire que balader le spectateur tout le film ne m'enchantent guère. De plus, ces partis-pris désastreux ne sont pas les seuls défauts du film ! L'entrée en matière du film sous l'angle humoristique m'avait déconcerté, notamment la scène du général Hux et la scène de Luke Skywalker qui jette son sabre. Cette dernière a ruiné toute l'émotion autour de la scène sans paroles et pleine d'émotions de la fin du "Réveil de la force". Un gros point noir du film a relevé est l'arc narratif de Finn et Rose au casino ! Cette mission n'était absolument pas palpitante. Mais encore, toujours dans les points négatifs, on a la scène surréaliste de Léia qui vole dans l'espace comme un Superman : visuellement, la mise en scène laisse à désirer; narrativement, je n'ai pas compris l'intérêt ! Pourquoi faire vivre Leia (il y avait une énorme porte de sortie vu que l'actrice était morte en vrai) sachant qu'elle est dans le coma pendant 1h dans le film ? 

Troupes du Premier Ordre à la fin du film. 
Pour contrebalancer, l'un des seuls points positifs de "Star Wars Les derniers jedi" est l'excellente performance d'Adam Driver en Kylo Ren qui est hyper convaincant, exactement comme dans le 7. J'ai aussi été séduit par certains combats de vaisseaux spatiaux biens mis en scènes. Sinon, il n'y a pas grand-chose de positif à tirer de cet opus. Même le bestiaire et les environnements du 8 ne sont pas mémorables. Je vais encore en dire du mal mais même la dernière scène du film est atypique, il n 'y a rien d'iconique puisque ce sont des enfants qui s'amusent avec des jouets Star Wars, on aurait presque dit une publicité ultra-random. D'autant que le message véhiculé est contradictoire car tout le film nous explique qu'il faut oublier les jedi et le passé, on nous ressort pourtant des jouets Star Wars. J'ai comme l'impression qu'ils ne font pas table rase à fond... Le résultat de ce film est navrant : il n'y a aucun enjeu posé à la fin pour s'intéresser au 9ème épisode, il n'y a eu aucune évolution dans l'histoire du début à la fin (hormis la mort de Luke et de Snoke). Cela relève du miracle pour réparer le 8 et proposer une suite qui tienne la route... J'ai donc eu peu d'espoirs... 


3 - Attentes et espérances pour "Star Wars IX L'ascension de Skywalker" ?


J.J. Abrams à gauche et Rian Johnson à droite : deux visions opposées de 
la Postlogie. 
A l'origine, c'est le réalisateur Colin Trevorrow (connu surtout pour avoir écrit et réalisé la trilogie "Jurassic World") qui devait se charger de produire l'épisode 9 de Star Wars. Or, son script de base n'a pas convaincu les exécutifs de Disney et la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy. Colin Trevorrow quitte finalement le projet en septembre 2017. Lucasfilm va aussitôt annoncer le retour de J.J. Abrams pour finaliser et réécrire le scénario du neuvième opus. Ainsi, malgré sa convocation très tardive dans le projet, J.J Abrams va tenter de sauver les meubles et de conclure cette Postlogie qu'il avait entamé dans le 7. De plus, il fallait prendre en compte le décès de Carrie Fisher (actrice incarnant Leia) qui aurait eu une place importante dans le film. En effet, il est relaté qu'à l'origine, la trilogie devait être construite de manière à ce que Han Solo soit au coeur du 7ème opus, Luke Skywalker au centre du 8 et Leia Organa au coeur du 9 ! Ainsi, l'histoire a donc été réécrite pour que Leia occupe un rôle moins important, elle apparaît grâce aux scènes non exploitées des épisodes 7 et 8. Ainsi, la date de sortie de Star Wars 9 avait été repoussée au 20 décembre 2019. 


Extrait d'un trailer de Star Wars 9. Voir l'héroine Rey sous le côté obscur 
était une bonne idée ! 
Rian Johnson a produit son film en mettant un grand coup de pied dans la fourmilière ! C'est à tel point qu'il met en difficulté J.J. Abrams pour le 9. Avant même de visionner le dernier épisode de cette trilogie, on constatait unanimement que cette trilogie est bancale, notamment par rapport à la rupture de ton et de réalisation entre le 7 et le 8. En effet, "Le réveil de la force" était une aventure naive et pleine d'actions, tandis que "Les derniers jedi" aborde un registre plus sombre et dépressif en déconstruisant les fondamentaux de Star Wars. Clairement, le huitième épisode a enfoncé toutes les portes ouvertes. Sur quelles bases scénaristiques vont-ils s'appuyer pour redonner un souffle à la trilogie ? Pas de doutes, Rian Johnson porte une responsabilité écrasante par rapport à l'incohérence et à la trajectoire désastreuse de cette trilogie. Même si j'avais confiance en J.J. Abrams grâce à la réussite du "Réveil de la force", j'étais très sceptique quant à la cohérence de cette saga et du résultat du 9, j'avais un mauvais présentiment. Le cahier des charges était bien rempli, il fallait ainsi conclure toute la saga Star Wars en un film, satisfaire les fans hardcore et les fans de la Postlogie, réparer les incohérences du 8ème épisode, poser les enjeux du 9ème opus, rendre ce film accessible aux enfants pour pouvoir vendre des produits dérivés etc... Et quand-bien même "Star Wars IX : L'ascension de Skywalker" serait un chef d'oeuvre, l'épisode 8 aura condamné cette trilogie dans l'incohérence, le mal était donc déjà fait. J'étais dans un état d'esprit presque défaitiste en ayant très peu d'espoirs pour ce film... Rentrons maintenant dans le vif du sujet en analysant ce Star Wars ! 


Description du film : 

"Star Wars IX : L'ascension de Skywalker" est un film de science-fiction à gros budget sorti le 18 décembre 2019 en France. Il s'agit du neuvième épisode de la saga Star Wars et du dernier épisode de la Postlogie. Ce film de type space-opéra de 2H22 a été réalisé par J.J. Abrams après un changement de réalisateur. On retrouve toujours dans le casting principal Daisy Ridley, Adam Driver, Mark Hamill, Oscar Isaac ou encore John Boyega. Le film démarre quelques temps après la mort de Luke Skywalker, la Résistance va tenter de survivre au Premier Ordre dirigé par Kylo Ren. Voici la synopsis officielle de Star Wars IX : 

"Un an a passé depuis que Kylo Ren a tué Snoke, le Leader suprême et pris sa place. Bien que largement décimée, la Résistance est prête à renaître de ses cendres. Rey, Poe, Leia et leurs alliés se préparent à reprendre le combat. Mais ils vont devoir faire face à un vieil ennemi : l'empereur Palpatine."




Mon avis personnel sur le film : 

Avertissement : Mes critiques de cinéma contiennent toujours des spoilers pour appuyer mes arguments. Je vous conseille d'avoir visionner "Star Wars IX : L'ascension de Skywalker" avant de lire cette review afin de comprendre les propos. Merci de votre compréhension :) 



Partie I - La Réalisation esthétique et technique. (La forme du film) 
Thématiques abordées : Effets spéciaux - Mise en scène - Bande originale - Production design.


Combat entre Kylo Ren et Rey. 
"L'ascension de Skywalker" n'est pas exempt de quelques points positifs par rapport aux effets spéciaux et à la caméra de J.J. Abrams ! En effet, l'esthétique est irréprochable, les combats aux sabres lasers sont percutants et on observe un enrichissement du bestiaire de Star Wars avec de nouvelles espèces. Or, bien que les effets spéciaux soient travaillés et que la mise en scène fasse le boulot, je trouve tout de même la réalisation de J.J. Abrams fainéante; il n'y a aucune scène d'action originale qui se démarque plus que les autres, il n'a pris aucun risque. Je n'ai retrouvé quasiment aucune scène marquante dans ce Star Wars épisode 9, malgré que la réalisation soit soignée.

Siège du Dernier Ordre de Dark Sidious à Exegol.
Même dans l'effroyable épisode 8, on pouvait se remémorer de scènes remarquables, comme la confrontation entre Kylo Ren et Luke Skywalker (même si c'était finalement une projection de Luke depuis son île). Par ailleurs, je trouve le montage de ce film beaucoup trop dynamique : on a une surabondance de scènes d'actions et un rythme ultra-frénétique qui ne nous laisse pas le temps de digérer certaines séquences. Ce rythme infernal s'explique par les nombreuses péripéties pour récupérer des MacGuffins (= objet servant de prétexte au développement d'un scénario) qui amènent à Exegol, lieu qui abrite Palpatine. J.J. Abrams est donc obligé de rusher son film pour mettre en place ces péripéties presque anecdotiques. 


Rey avec son équipe ! 
Mais encore, j'ai aussi un problème avec la bande originale de ce film ! Même si la plupart des scènes sans musique sont intéressantes, il n'y a aucune innovation dans la musique de John Williams. Mise appart les thèmes de Rey et de Kylo Ren qui sont réutilisés dans cet épisode 9, on a une absence de nouvelle partition et quasiment aucun nouveau thème. J'avais aussi dressé ce constat dans "Les derniers Jedi" où John Williams reprenait des thèmes d'"Un nouvel espoir" et de "L'Empire contre-attaque". Décidément dans cette trilogie, John Williams a été en manque d'inspiration. De la part d'un des plus grands compositeurs de l'histoire du cinéma, on pouvait s'attendre à bien mieux ! 

Rey soignant Kylo Ren. La force est un sacré remède
pour sortir des trous de scénarios xD 
Hélas, je suis obligé d'évoquer un autre défaut majeur de ce Star Wars, et non des moindres, c'est l'utilisation de la force, débouchant sur des situations de mises en scènes absurdes. Exactement comme dans l'épisode VIII de Star Wars, la force n'a plus aucune cohérence et se résume en "Ta gueule c'est magique !", une pure facilité scénaristique. Par exemple, la capacité de la force de guérir et de soigner des vies, notamment dans la scène où Rey réanime Kylo Ren après leur combat. Or, cela n'a jamais été installé dans les films (que ce soit dans la trilogie originale ou la prélogie), même si cela existe dans l'univers étendu. J'aurais encore accepté cet usage de la force si le film nous l'aurait bien amené, en nous montrant par exemple Rey entrain d'apprendre ce pouvoir dans un livre ou par l'intermédiaire d'un jedi. Pourtant, Rey utilise ce pouvoir de soin de manière complètement random et gratuite, sans aucune justification, ce qui me laisse perplexe. Je précise tout de même que dans la prélogie, je ne suis pas fan des midi-chloriens et de l'explication pseudo-scientifique de la force à base de test sanguin ou de test d'urine. Cependant, dans l'épisode IX, la force n'a aucun sens, c'est littéralement de la magie. 


Retenir un vaisseau par la force c'est démesuré ! 
D'autres exemples dans le film démontrent l'utilisation aberrante de la force, ce qui m'a fait sortir du film à plusieurs reprises. On a notamment les connexions à distance entre Kylo Ren et Rey qui sont complètement absurdes. Dans l'épisode VIII, c'est le suprême leader Snoke qui les mettait en contact par la force. (antagoniste très puissant, donc un emploi de la force justifiable). Etant donné que Snoke est tué par Kylo Ren dans le 8, comment peuvent-ils encore se connecter mentalement ? Ce n'est même pas la pire incohérence, non seulement ils peuvent se connecter à volonté, mais ils peuvent aussi se passer des objets grâce à la force à travers le temps et l'espace ! Il s'agit d'une idée complètement extravagante qui me fait sortir du film. Par exemple, à la fin du film, Rey transfert son sabre bleu à Kylo Ren par la force pour que ce dernier puisse se battre, les deux n'étant pas dans la même pièce... Sans oublier bien sûr une autre utilisation impertinente de la force : le fait de retenir un vaisseau par la force ! En effet, Rey utilise la force pour empêcher un vaisseau de s'enfuir, je n'avais jamais vu de chevalier Jedi dans les précédents films accomplir une absurdité pareille ! C'est clairement surabusé, et surtout incohérent puisque cela remet en perspective toutes les scènes où la force aurait pu être employée pour paralyser des vaisseaux. En tout cas, la force dans ce film n'est plus crédible et n'est qu'une facilité scénaristique. A propos de scénario, poursuivons... 



Partie II - La narration et la trame scénaristique (Le fond du film) 
Thématiques abordées : Scénario - Personnages - Emotions.


Cette partie de la critique ne va clairement pas rehausser le niveau du film, les problèmes sont trop fréquents pour qu'on soit indulgent avec ce long-métrage. On a énormément de facilités scénaristiques grossières, de personnages inutiles, d'éléments complètement sortis du chapeau et mal amenés etc... 

Voici déjà la première facilité scénaristique : le retour de
Palpatine (quelle originalité !) en hors champ. 

Etant donné que Snoke soit déjà mort dans le 8, J.J. Abrams a ajouté l'empereur Palpatine en l'absence d'antagoniste principal. Palpatine n'était pas dans le script de base de Colin Trevorrow. D'autant que l'introduction de Palpatine est amenée au ras des pâquerettes ! C'est complètement surréaliste puisqu'on l'introduit dans les crédits du bandeau d'introduction du film, notamment par la toute première phrase : "les morts parlent !". Cela manque clairement de recontextualisation et d'explication. On a même pas vu la première image du film qu'on a déjà un problème. Le retour de l'empereur s'est donc fait en hors champ, à aucun moment ils n'ont construit son retour, il est juste mentionné dans le texte introductif. Il aurait été beaucoup plus intéressant de nous l'introduire à la fin de l'épisode 8 et de construire le retour de cette menace. Dans le film, on nous amène de manière super artificielle la façon dont l'empereur a survécu à la fin du "Retour du jedi". (clonage) 


Rien de mieux que l'Empereur Palpatine pour remettre du neuf dans la saga xD 
De plus, même si son retour aurait été mieux traité, j'aurais eu tout de même des réserves ! Pour moi et certains fans, son retour annihile toute la trilogie principale et désamorce toute l'émotion de la scène finale de l'épisode 6, notamment la rédemption de Dark Vador lorsqu'il trahit Palpatine pour sauver son fils Luke Skywalker. A cause de cette Postlogie et surtout de l'épisode 9, en sachant que l'empereur a survécu, toute la trilogie principale devient inutile et perd toute son émotion à la fin du 6. De plus, le retour de Palpatine ne suscite aucune interrogation dans l'univers du film. On a un deux poids deux mesures car les jedi sont considérés comme une vague légende, tandis que le retour d'un seigneur sith comme Dark Sidious ne choque absolument personne. Pour conclure avec le début du film, j'évoque aussi le passage où Palpatine ressuscite une flotte de Star destroyers complètement sortie du chapeau. Il est donc capable de recréer un Empire tout entier en l'espace de quelques secondes, alors pourquoi a t-il attendu gentiment Kylo Ren au lieu de reconstruire son Empire depuis tout ce temps ? 

Poe et Finn dans le faucon millenium. 
Abordons à présent les personnages principaux de ce film ! On a l'héroine Rey qui reste toujours aussi attachante dans le 9. On a enfin une évolution du personnage de Rey, ce qui n'était pas le cas dans "Les derniers jedi". Cependant, la révélation sur les origines de Rey tombe complètement à l'eau : lorsque Kylo Ren lui révèle qu'elle est la petite-fille de l'Empereur Palpatine, je n'est ressenti aucun frisson. J'ai trouvé cette révélation trop prévisible (il fallait bien trouver une origine à Rey, travail qui n'avait pas été accompli par Rian Johnson dans le 8) et surtout très tardive. Il aurait fallu la découvrir dans "Les derniers jedi". Cela aurait expliqué pourquoi Luke (dans le 8) est aussi réticent à lui apprendre la force, du fait que Rey soit affiliée à un sith. Néanmoins, Rey n'a pas eu le même traitement de personnage catastrophique que Finn. En effet, Finn est la plus grosse déception de cette trilogie, en particulier dans les épisodes 8 et 9 ! Il y aurait eu tant de choses à exploiter dans son histoire de stormtrooper déserteur. Ils en ont fait un personnage ultra-fade, super secondaire et n'évoluant même pas. A partir de l'épisode 8, Finn ne vit qu'au rythme de l'action, c'est un énorme gâchis ! C'est désormais Poe Dameron le ''Han Solo" de cette trilogie. 

Comme pour Palpatine, faudra qu'on m'explique d'où sort cette armée ? 
Ils paraissent bien motivés pour affronter des Star destroyers, car la situation 
est même pire que dans l'épisode 8 ! 
Finn n'est pas le seul protagoniste sous-exploité du film, on a également le personnage de Rose (introduit dans "Les derniers jedi") qui est complètement inutile dans cet épisode, il n'y a même plus de romance avec Finn. A la limite, je me réjouis que Rose soit ignorée dans ce film, je la trouvais inintéressante dans l'épisode VIII. On a aussi le personnage de Lando Calrissian totalement inutile et sous-exploité, le seul intérêt de ce personnage est d'amener à la fin du film une armée de milliers de résistants, le chapeau magique fait des miracles dans ce film.... N'oublions pas que la Résistance pouvait à peine tenir dans un faucon millenium à la fin du 8, désormais ils sont des milliers ! Mais encore, du côté des antagonistes, on a le général Hux qui aura un revirement improbable dans ce film : il n'élimine pas Finn, Poe et Chewbacca car il était en réalité un espion ! Encore une fois, on a aucune explication du pourquoi du comment, cet espion est sorti du chapeau pour pouvoir débloquer la situation scénaristique. La seule explication fournie est qu'Hux serait opposé à la victoire de Kylo Ren, d'où sa trahison. Ce twist n'a en plus aucun intérêt puisqu'Hux meurt dans les 5 minutes qui suivent, cela de façon très expéditive et brouillonne. 


C'est sans doute un des meilleurs passages du film. 
Concernant Leia Organa, celle-ci devait avoir un rôle bien plus central à l'origine ! L'actrice étant décédée bien avant le tournage, Leia aura une place moins importante dans l'histoire. Il fallait ainsi envisager sa mort dans l'intrigue, ce qui aurait pu être accompli dans l'épisode 8... Or, la mort de Leia est absurde : elle meurt juste parce qu'elle s'est connectée à Kylo Ren, alors que dans "Les derniers jedi", elle survit à une explosion en pleine face et à revenir de l'espace. Cette mort est mal mise en scène puisque son corps attendait gentiment de disparaître jusqu'à la mort de son fils Kylo Ren. Pour cette partie sur les personnages, finissons tout de même sur quelques points positifs que j'ai relevé, dont la scène de réapparition de Luke en fantôme. Fort heureusement, J.J. Abrams réhabilite Luke qui fut désacralisé dans "Les derniers jedi" de Rian Johnson. Luke Skywalker a cette excellente réplique : "une arme ayant appartenue à un jedi mérite plus de respect". Il a donc un état d'esprit bien différent du 8 où il tenait un discours radicalement opposé. Dommage que Luke n'apparaisse que 5 minutes. Il a désormais une vision bien plus optimiste pour les jedi, ce qui fait plaisir à voir ! Cette réplique est clairement adressée à la scène de l'épisode VIII où Luke jetait son propre sabre laser.  J.J. Abrams a pour moi plus de légitimité à remettre en cause le travail de Rian Johnson, car c'est ce dernier qui a bousculé en premier le travail de l'autre. Alors, certes, cette guerre de chapelle par film interposé prend en otage le spectateur... 

J'ai aussi aimé C3PO qui apporte la même légèreté que dans la trilogie originale. Luke et C3PO sont donc les meilleurs persos du film, mais cela reste très insuffisant ! 


Daisy Ridley et J.J. Abrams lors d'un tournage. 

Par ailleurs, pour l'anecdote, J.J. Abrams a dévoilé (quelques jours après la sortie du film) la réplique que Finn devait adresser à Rey mais qui n'a pas été montré dans le film. Ainsi, Finn voulait dire à Rey qu'il pouvait ressentir la force. Une déclaration qui aurait été complètement inutile si elle avait été placée dans le film. Cette réplique avait été relayée par le réalisateur dans un communiqué, or cela aurait dû être introduit dans le film, sinon il n'y a aucun intérêt. 




Poe n'a droit à aucune romance :(
J'en profite pour vous faire remarquer qu'il n'y a eu pratiquement aucune histoire d'amour dans cette Postlogie. Cela reflète une triste réalité de notre époque, à savoir l'absence d'histoires d'amour dans des blockbusters comme Star Wars. Finn restera sur sa fin puisqu'il n'aura droit à aucune romance, ni même Poe Dameron. Pour moi, cette trilogie manque cruellement de sentiments amoureux qui ont toujours eu leurs places dans la saga Star Wars, aussi bien dans la prélogie que dans la trilogie initiale. Il est tout aussi regrettable que le personnage de Rey n'ait pas de véritable romance, on a seulement le baiser entre Rey et Kylo Ren, mais ce dernier meurt aussitôt. Cela n'est pas concrétisé. Par rapport à Poe, ils ont voulu mettre en place une intrigue amoureuse, mais celle-ci s'avère inutile puisqu'il n'y a aucun dénouement. Alors autant ne pas exploiter ce semblant de relation. 


Voici Palpatine qui se désintègre tout seul ! 
Revenons à présent à l'histoire en elle-même et plus particulièrement la fin du film ! Je trouve la fin de "L'ascension de Skywalker" calquée sur celle de l'épisode VI "Le retour du jedi". Lorsque l'Empereur Palpatine tente de convaincre Rey de passer du côté obscur de la force (sinon au risque pour Rey de voir son armée de résistants se détruire sous ses yeux), cela fait clairement écho à l'épisode 6 ! Pour moi, cela va au-delà du fan service qu'on pouvait reprocher dans l'épisode 7, il s'agit d'un recyclage pur et simple de l'intrigue de fin de l'épisode 6. D'ailleurs, l'affrontement final entre Rey et l'Empereur Palpatine ne m'avait pas spécialement marqué ! J'avais aussi repéré une énième incohérence. Palpatine envoie une charge monumentale d'éclairs dans le ciel pour anéantir toute une flotte dans le ciel. Tandis que face à Rey, il est incapable de surmonter deux sabres-lasers ! Si Palpatine avait retenue la leçon depuis l'épisode 3, il aurait pu avoir un soupçon d'intelligence et arrêté de viser le sabre qui lui renvoie sa propre attaque. Il persiste ses éclairs jusqu'à en mourir, mieux vaut en rire qu'en pleurer... 


Ma synthèse du film : 

Fête de la victoire des membres de la Résistance ! 
Je pense très clairement que les erreurs et maladresses de "L'ascension de Skywalker" sont à imputées à Rian Johnson, car J.J. Abrams doit relancer la magie Star Wars et développer des notions qui n'avaient pas été exploitées dans l'épisode VIII. Cela explique l'intensité du rythme du film. J'estime donc que Rian Johnson et ses équipes sont les seuls responsables de l'échec de cette Postlogie. Même si J.J. Abrams n'est pas le sauveur de la trilogie avec le 9, il a au moins le mérite de respecter l'univers de George Lucas et de poser des enjeux dans l'épisode 7. Rian Johnson n'a absolument pas magnifié ni développé ce que J.J. Abrams avait installé dans "Le réveil de la force". Finalement, Disney n'avait aucune vision d'ensemble sur cette Postlogie. Il y a une absence aberrante de ligne éditoriale qui rend donc cette trilogie bancale. En effet, ce projet est en réalité bien opportuniste puisqu'il s'agissait surtout de rentabiliser le rachat de Lucasfilm. Il fallait absolument produire des films et vendre des produits dérivés, dans un but plus commercial qu'artistique. 

Pour en revenir au neuvième épisode, même si J.J. Abrams a voulu sauver cette trilogie de la noyade après le 8, il faut juger le film en tant que tel. Ce film reflète l'absence de concertation scénaristique entre les réalisateurs : on a beaucoup d'incohérences, de personnages peu charismatiques et inutiles, une surabondance de scènes d'actions, des mises en scènes absurdes etc... Sur 2H20 de visionnage, j'ai passé 10-15 minutes agréables sur l'ensemble du film, ce qui s'avère peu satisfaisant. C3PO et Luke Skywalker  ne suffisent pas à me faire immerger dans le film, surtout que ce sont des personnages très secondaires. Après visionnage de ce Star Wars, j'en étais ressorti vexé et très déçu ! Ce n'est pas du tout ce film qui va me réconcilier avec la Postlogie. J'ai par ailleurs remarqué que les fans de l'épisode 8 détestent l'épisode 9 et inversement, cette trilogie n'a fait que diviser les fans. Ce qui va donc ressortir de cette trilogie sera son incohérence et les deux visions de réalisateur qui s'affrontent. Disney a sans doute précipité la production des films, car il fallait 3 ans à George Lucas pour réaliser un Star Wars. (et non 2 !) Voici une comparaison de trois médias sur la réception de "L'ascension de Skywalker" : 



Presse USA : 52 % d'avis favorables.
 Spectateurs USA : 86 % d'avis positifs.
 

Moyenne : 5,1 / 10 (603 avis) 


 Presse française : 3,1 / 5
Spectateurs français : 3 / 5


Autant dire que les résultats ne sont pas brillants pour un Star Wars ! La presse et les spectateurs français sont très partagés sur ce film. Il décroche à peine la moyenne sur SensCritique où plus de 600 internautes ont commenté cette conclusion de Star Wars. Pour Rotten Tomatoes, même si les spectateurs américains sont bien satisfaits du film (près de 86%), la presse US est plus dubitative. Sur les films Star Wars de la saga, c'est "Les derniers jedi" qui occupe la huitième et dernière place sur Rotten Tomatoes. 

Compte tenu de cette critique, j'attribue à "Star Wars IX : L'ascension de Skywalker" la note suivante : 



1 / 5


Points Positifs :                                                                                                        Points négatifs :                 

Effets spéciaux bien réalisés                                                                            - Quasiment aucun moment d'émotion
- Certains personnages secondaires attachants                                                                  Personnages sous-exploités                                                                                                                                                  Trop de scènes d'actions 
                                                                                                                  - Excès de facilités scénaristiques grossières 
 - Des musiques oubliables 
                                                                                                                   Aucune histoire d'amour 
     - Un antagoniste sans intérêt  



Avant d'achever cette chronique, voici un rapide extrait des crédits de "Star Wars IX : L'ascension de Skywalker" :

Réalisateur :
 J.J. Abrams 

Scénaristes : 
J.J. Abrams 
Chris Terrio 

Compositeur : 
John Williams 

Acteurs et actrices (principaux) : 
Daisy Ridley - Adam Driver - Mark Hamill - Carrie Fischer - John Boyega - Oscar Isaac - Ian McDiarmid etc...

Directeur de la photographie : 
Dan Mindel 

Monteurs : 
Maryann Brandon
Stefan Grube  

Chefs décorateurs : 
Rick Carter
Kevin Jenkins 

Sociétés de production : 
Lucasfilm
Walt Disney Pictures
Bad Robot production 


Avant de nous quitter, je voulais vous partager cette excellente vidéo de DATMAN sur la Postlogie de Star Wars ! Il analyse l'échec de cette trilogie et propose même une réécriture très intéressante de la Postlogie, en faisant de Dark Plagueis l'antagoniste principal ! 



Cette critique est à présent terminée ! Merci à vous d'y avoir consacrer un peu de votre temps ! Si vous êtes fan de Star Wars, n'hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires, je lirai avec plaisir ;) Pour ma part, le mieux serait que je fasse comme beaucoup de fans de la franchise : s'arrêter à l'épisode 6 et ignorer cette Postlogie incohérente, n'en faire qu'une suite facultative. En tout cas, cette troisième trilogie fut un sacré gâchis ! 

On se retrouvera d'ici quelques temps pour la prochaine review sur un jeu-vidéo ! Et n'oubliez pas de vous abonner à mon blog et de consulter les notifs sur vos boites mails ! A bientôt ! 

Le renard gris. 




samedi 20 juillet 2019

Le Cinéma du Renard Gris - Rétrospective - Le Labyrinthe


Salut tout le monde ! Aujourd'hui je vous présente une rétrospective sur la saga "The Maze Runner" ou "Le Labyrinthe" si vous préférez. Il s'agit d'un autre format du "Cinéma du Renard Gris" avec l'étude complète d'une trilogie de films. Plus informatives et en profondeurs que mes critiques traditionnelles, les rétrospectives sont des analyses plus en profondeur qui laisseront plus de places à l'interprétation et aux anecdotes qu'aux arguments. Bien entendu, je développerai toujours mon avis sur certains points. Le but étant cette fois d'être le plus objectif possible, prendre du recul sur une saga complète (sans s'attarder davantage sur un film que d'autres) et d'interpréter certaines scènes et la vision du réal. 

Cet exercice me demande bien plus de recherches et de passions, c'est pour ça que les rétrospectives traiteront toujours des licences cultes ou des séries de films que je kiffe :) J'aurai trouvé complètement inintéressant d'analyser en profondeur des sagas médiocres ou des films que je déteste par dessus-tout, ça m'aurait fait bcp de boulot pour un projet qui ne vaudrait même pas le détour... Pour défoncer des films, je préfère laisser mes critiques s'en occuper pour l'avenir... xD 
Bonne et longue lecture à tous ! J'espère que je vous apprendrais des choses :) 

De plus, la construction de ma rétrospective se traite de manière chronologique (commentaire linéaire), tandis que mes critiques de cinéma classiques sont sous la forme d'un commentaire composé (en 2 parties distinctes)

Bien évidemment, vous vous doutez bien que cette rétrospective va méchamment spoiler cette trilogie entière ! Pour les lecteurs n'ayant pas vu les films, je vous conseille de les visionner avant de lire mon analyse... Il m'est impossible d'établir une rétrospective sans spoilers... En les regardant, je pense que vous passerez un bon moment et je vous aurais peut-être fait découvrir une nouvelle saga ? N'hésitez pas à les acheter ou à les regarder en streaming ;) 


Les origines de la saga : 

1er tome de la série littéraire "L'Epreuve". Cette
couverture est une réédition du livre originale à
l'occasion de sa sortie en film. (les 2 suivants
le seront également). 

Au point de départ, "Le labyrinthe" était le premier roman du cycle littéraire "L'Epreuve" de James Dashner. Ce livre de science-fiction et d'aventures est paru en 2009 aux Etats-Unis, puis en 2012 en France. "Le labyrinthe" comporte environ 400 pages retraçant les aventures d'adolescents enfermés dans une clairière délimitée par des murs immenses. On suivra les aventures de Thomas, un des derniers rejoignant le groupe, qui va tenter de trouver un échappatoire et de comprendre pourquoi en sont-ils arrivés là. Je vous fournis le résumé officiel du premier tome :

" Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire ..."




A titre comparatif, la saga littéraire "L'épreuve" est un young adult comme pouvait l'être Hunger Games (Trilogie de science-fiction de Collins en 3 tomes dont le premier paru en septembre 2008) ou Divergent (roman de Roth de presque 500 pages paru en 2011). Le young adult est un genre littéraire contemporain destiné à un public d'adolescents ou de jeunes adultes. Ce genre avait déjà été popularisé au cinéma avec "Harry Potter"

Livre Divergent. 
1er tome d'Hunger Games. 

James Dashner, auteur de "L'Epreuve". 
Par rapport à la réception presse, le succès est au rendez-vous et a suscité l'emballement des lecteurs. James Dashner poursuit avec un roman de science-fiction et post-apocalyptique, qui suivra le premier tome avec "L'épreuve : La terre brûlée", publié aux USA en 2010 puis paru en France en 2013. Thomas et les autres survivants du Bloc vont devoir s'exposé au monde extérieur : ils vont voyager dans des terres dévastées (terre brûlée) et comprendre les expériences des scientifiques de WICKED qui sont à l'origine du labyrinthe. Enfin, pour en devenir une trilogie, la saga "L'épreuve" sera conclue par "Le remède mortel". Celui-ci est paru en octobre 2011 aux USA, et dont la version française sera traduite en juin 2014. Ainsi, les anciens aventuriers du labyrinthe comprennent les méfaits de WICKED en testant d'anciens blocards afin de trouver un remède contre la Braise (virus). Leurs méthodes de traitement sont remises en causes...
Au final, cette trilogie entière s'est vendue à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde ! 

Par ailleurs, deux préquelles sont sorties en livres suite à cette trilogie. (toujours écrites par Dashner) "L'Ordre de tuer" est le premier roman de la franchise "avant le labyrinthe", revenant sur la genèse du labyrinthe. (parution aux USA en 2012 et en France en 2015). Puis, le dernier roman "d'avant le labyrinthe" : "La Braise", étant le nom de la pandémie. (Paru aux USA en 2016 puis traduit en français en 2017).

Une grande boîte de production cinématographique, 20th century Studios, décide d'adapter "l'épreuve" en une franchise de films. (comme ce fut le cas pour Hunger Games avec le premier volet en 2012 jusqu'à devenir une tétralogie).


PS : Je n'ai lu aucun ouvrage de James Dashner sur "L'épreuve", encore moins les préquelles. Mon analyse ne pourra donc faire appel à des extraits des livres ou à des comparaisons. C'est pour cela que pour des lecteurs éventuels de ces livres qui ont vu les films, n'hésitez pas dans les commentaires  à faire part de vos impressions par rapport à la relation films et livres. Si l'adaptation au cinéma est plus ou moins fidèle à l'oeuvre originale ? Votre avis sera d'autant plus important et documenté que le mien :)
Personnellement, j'ai toujours privilégié de visionner un film avant de lire un bouquin. En effet, le fait de s'immerger dans une adaptation de ce genre augmente le suspens et la curiosité envers nos héros. De plus, il n'y aura pas de frustrations par rapport aux raccourcis empruntés aux films qui nous déstabiliseraient de notre expérience au livre. Je préfère m'immerger et apprécier le film en sa splendeur pour ensuite lire le livre et approfondir certains éléments du scénario. Avec cette méthode, je pense aussi que sous un autre angle, avoir une vision globale (et un peu plus édulcorée) de l'intrigue grâce au film permet de savourer la lecture de scènes inédites dans les chapitres.


ANALYSE - LE LABYRINTHE (2014) : WES BALL 

Affiche du film.

Remarque : Le nom du réalisateur n'est même pas sur l'affiche si vous observez-bien. Original !

Le réalisateur Wes Ball. 
C'est alors qu'au courant 2011, la Fox cherche un réalisateur pour l'adaptation du premier roman de "L'Epreuve". Celle qui fut probablement envisagée fut Catherine Hardwicke, qui avait dans son actif réalisée le premier chapitre de "Twilight", le film "Thirteen" en 2003 ou encore l'adaptation du "Petit chaperon rouge" en 2011. Par ailleurs, James Dashner aurait presque pu être le scénariste de l'adaptation de son oeuvre ! Finalement, les producteurs ont retenu le jeune Wes Ball (qui avait réalisé un court-métrage d'animation en 2011 appelé "Ruin"). Wes Ball va s'inspirer de "Jurassic Park" de Steven Spielberg et des films de Terrence Malick afin d'attribuer de la maturité et de l'angoisse dans son film. Heureusement que ce ne fut pas Catherine Hardwicke dans la réal, si cela aurait été le cas, on s'attendrait sans doutes à des histoires d'amours introduites dans le film (comme entre Thomas et Theresa) qui n'auraient aucun intérêt appart freiner le scénario. Au vu du répertoire de cette réalisatrice, cela ne m'aurait guère étonné et m'aurait probablement déçu...

Il s'agit également du premier long-métrage de Wes Ball ainsi que le premier film pour beaucoup de jeunes acteurs de ce casting (comme Black Cooper incarnant Chuck / Kaya Scodelario interprétant Theresa / Dylan O'Brien qui joue Thomas etc...). C'est pour cela qu'on peut avoir une approche plus indulgente dans l'acting et le feeling de ces acteurs. D'autant que la plupart des acteurs du film ont déjà participé à des séries TV avant "Le labyrinthe"... 

Le film de science-fiction et post-apocalyptique "Le Labyrinthe" est sorti officiellement en France le 15 octobre 2014 dans les salles. Ce film d' 1h54 a été produit par 20th century Fox et Gotham Group aux Etats-Unis. Le scénario a été rédigé par Noah Oppenheim, Grant Pierce Myers et T. S Nowlin. Voici la synopsis officielle du film :

"Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper."

A présent, avant d'analyser le déroulement du récit, les retours-critiques et mon avis, voyons les coulisses et anecdotes autour de la réalisation de ce projet !

Lieu de tournage de la clairière en Louisiane : une pépite pour l'équipe ! 

D'après plusieurs interviews de Wes Ball, seulement 8 semaines de tournages ont été réalisés en été 2013 (de mai à juillet 2013) : ce qui s'avère une période très courte et intense pour l'équipe du film ! Le tournage s'est déroulé aux Etats-Unis en Louisiane. Ainsi, la boîte de production a laissé la liberté à Wes Ball d'écrire le script à sa façon, en se basant sur le roman. Le réalisateur a entretenu des contacts avec James Dashner pour demander conseil, comme vis à vis de ses choix scénaristiques, la mise en scène ou ses divergences (prises de libertés) par rapport au roman. En effet, l'auteur du livre était présent au moment des tournages. Wes Ball a réorganisé quelques événements du livre et prit des raccourcis de telle façon qu'il y ait une chronologie début - milieu - fin et une fluidité narrative. Ceci permet de consolider une structure narrative cohérente pour tracer la franchise. Dans quasiment toutes les décisions du réal, Dashner était toujours favorable. Rétrospectivement, cette demande de conseils auprès de l'auteur a sans-doute été bénéfique pour satisfaire un max les fans.

L'équipe en plein tournage. Extrait du making-off du film. 


Une autre information à savoir est que le tournage du film s'est fait sur trois emplacements principaux : la clairière (lieu de vie des blocards), le labyrinthe et les anciens locaux des scientifiques de WICKED. Autant déjà dire que les environnements ne sont pas nombreux du tout, mais ce n'est pas un problème (j'évoquerai ce fait dans mon argumentaire plus-tard).




Ainsi, comme n'importe quel réalisateur, Wes Ball a dû relevé un certain nombre de défis : 
Gérer la source matérielle, les limitations techniques (terrain, équipe, compromis...).
- Les restrictions vis à vis du petit budget au film : seulement 34 millions de $. En comparaison, le film "Hunger Games" de 2012 disposait d'un budget de 78 millions de $, ou encore le film SF "Divergente" (2014) avec 85 millions de $... 
Le tournage sur un terrain authentique, dans une vraie forêt avec des couleurs vives (pas d'ordinateurs ou de studios). D'où l'enjeu de cette clairière pour des visuels fantastiques qui respirent la nature...




De plus, c'était en hiver 2012 que le choix des lieux de tournages ont été décidés, notamment la clairière. L'équipe a dû attendre plusieurs mois pour que la végétation luxuriante repousse autour du Bloc.

De plus, Wes Ball souhaitait une bande-son compatible avec l'image (peur, angoisse, stress). Les musiques du film ont été composées par John Paesano. L'inspiration est tirée aussi des thèmes de "Jurassic Park" par John Wiliams, ou encore de Hans Zimmer dans la mélancolie.






Présentation des personnages principaux de "Labyrinthe" :



Exemple d'art conceptuel :
un griffeur sur les murs
du labyrinthe. 


En ayant visionner des interviews des acteurs, on peut constater que ce n'est pas forcément évident de s'imaginer dans des scènes attaqué par des géantes araignées robotiques. (les griffeurs du labyrinthe) Heureusement, tout était déjà improvisé en amont. Avant le tournage, l'univers et sa structure étaient déjà établis, notamment par l'art conceptuel (pour visualiser des premiers croquis et effets spéciaux du film). C'est l'artiste Ken Barthelmey qui a réalisé les ébauches des griffeurs !

Une autre anecdote est qu'avant le tournage des équipes, une vingtaine de serpents venimeux furent repérés. C'est pour cela que la production avait fait appel à des dresseurs de serpents pour garantir la sécurité. Par ailleurs, quelques jours avant les mises en scènes, le casting et la production ont participé à une vraie formation de survie dans la clairière en construisant des abris et en confectionnant des outils en bois. Certaines scènes ne seront finalement pas retenues au montage, car le réalisateur a finalement supprimé des scènes pour raccourcir la durée, mais aussi pour des raisons de traductions ambigus.


D'après mes recherches, tous les personnages tirés du roman portent des noms faisant allusion à des savants célèbres (philosophes, mathématiciens, scientifiques, chercheurs...) : il s'agirait d'une métaphore de l'intelligence des personnages.
- Alby (Albert Einstein) 
- Newt ( Isaac Newton) 
Thomas ( Thomas Edison)
- Chuck (Charles Darwin) 
Teresa (Mère Theresa) 
- Gally (Galilée) 
- Winston (Winston Churchill) 
- Frypan ou Siggy (Sigmund Freud) 
- Ben (Benjamin Franklin)
Aris (Aristote) 
- Harriet (Harriet Tubman). 

Enfin, pour Minho, James Dashner avait expliqué que son nom n'est pas tiré d'un artiste ou savant connu mais du nom du mari coréen de sa nièce.

Logo de WCKD. 
Toujours dans mes recherches, j'ai aussi appris que dans le roman, WCKD est en fait l'acronyme de "World in Catastrophe, Kill-Zone Experiment Department". Vis à vis de la création du film, je vais terminer sur quelques divergences entre le long-métrage et le livre :
- J'ai aussi entendu que dans la version du roman, le labyrinthe est caché sous-terre, ceci diverge au film où toute à la fin, des plans de caméra grandioses montrent le labyrinthe exposé dans un vaste désert.
- On distingue une soixantaine de garçons au Bloc, tandis que dans le film, on en trouve à peine la moitié.
- Aucune forme de télépathie entre Thomas et Theresa n'est traitée dans le film contrairement au roman.
- Dans le film, l'attaque des griffeurs s'effectue en une seule nuit et tue plusieurs blocards. Dans le livre de Dashner, chaque nuit un blocard est capturé par les griffeurs.

Je vous propose une vidéo de la chaine "Les Cinémas Pathé Gaumont" sur le making-of du tournage de ce volet si cela vous intéresse.
 Vidéo "Making of" sur le tournage de "Labyrinthe" (lien cliquable)



Déroulement du récit : (+ Mon avis) 

Au début du film, la boîte emmène par 
ascenseur Thomas dans la clairière. 
Le film commence par la scène de l'ascenseur où Thomas (surnommé "le nouveau" car il ne se souvient pas de son nom) découvre des Blocards autour de lui. Déjà à la troisième minute du film, on découvre l'ampleur des murs du labyrinthe. La real. enchaîne avec des plans magnifiques et un beau cadre de vue de la vie des réfugiés et de cette petite société confinée. Dans les premières minutes du film, je me suis tout autant attaché à la phase de découverte que Thomas et de son intégration au groupe dans la clairière. On assiste aussi à l'introduction du personnage d'Alby (le premier des réfugiés) qui lui explique les règles au camp. Toute la dimension "survie" et "solitude" est bien exposée et je me satisfais qu'on rentre tout de suite dans le vif du sujet (vers 7 min.) avec la curiosité du "nouveau" envers le labyrinthe. On sent aussi une véritable cohésion de groupe et chacun se réparti les tâches. De plus, chaque mois, un nouveau réfugié apparaît dans le groupe par la boîte.

Discussion entre Thomas et Newt. On constate qu'ils sont tous 
égaux devant le labyrinthe : personne n'a retrouvé sa mémoire ! 
Puis, dans la soirée, les explications de Newt (personnage aussi emblématique) aident à éclairer le "nouveau" sur le rôle des coureurs et les mécanismes du labyrinthe (déplacements des murs chaque nuit). On comprend mieux la complexité du labyrinthe. S'engage ensuite un mini-combat entre Gally et Thomas, jusqu'à ce que ce dernier se souvienne de son nom. D'autant plus que les cris des griffeurs qui résonnent montrent le danger de s'aventurer dans le labyrinthe. Il y a une anecdote dans le film qui m'a plu sur le fait de graver dans la pierre le nom de tous les habitants de la clairière depuis le début. Cela accentue le côté "Survie" et amplifie les enjeux liés à la libération. Thomas pose beaucoup de questions à ses partenaires, sa curiosité est un atout mais ce personnage peut paraître trop naif. C'est en cela que le film justifiera sa démarcation par rapport aux autres.

D'ailleurs, au courant du film, des flashbacks de Thomas montrent des courts scènes de son passé dans ses rêves. Le lendemain, pendant une journée de travail habituel, lorsque Thomas se rend dans les bois, il aperçoit Ben (coureur) qui s'est fait piqué par un griffeur. Son comportement étrange le pousse à l'attaquer brutalement. Après une course-poursuite entre Thomas et Ben, ce dernier est traité par le groupe puis sera banni de force dans le labyrinthe. Pour le réalisateur, un des faits les plus marquants du roman était le bannissement de Ben dans le labyrinthe. Pour Ball, cette scène est intense, brutale et sans pitié puisque ce sont des décisions adultes et matures que prennent les adolescents. Cette mise en scène dans le film est pour moi très bien exécutée.

Ben va être enfermé dans le labyrinthe. Malheureusement, comme tous les autres avant lui, aucun
n'a survécu une nuit dans les murs du labyrinthe... 

Extrait de la scène des Blocards lorsque Minho emmène Alby sur ses épaules 
à la sortie du labyrinthe. Thomas hésite sur le moment, puis décide de prendre 
un grand risque ! 
Vers la première demie-heure du film, les blocards constatent que les coureurs ne sont pas encore rentrés. Puis ils aperçoivent à l'entrée du labyrinthe Minho entrain de porter Alby blessé. (il s'est fait piqué). Rétrospectivement parlant, dans la logique des réfugiés, je trouve cela incohérent que Minho porte Alby sur ses épaules alors que ce dernier s'est fait piqué. Un moment ou un autre, il aurait été banni comme Ben puisque le venin qui coule dans ses veines le rendrait plus agressif. Quelques minutes plus-tard, la présence d'Alby au camp aura finalement un bon impact dans le scénario... En attendant, lorsque les murs du labyrinthe sont entrain de se refermer lentement, Thomas décide de rejoindre Minho et Alby à l'intérieur du labyrinthe. Un geste très courageux de sa part, mais aussi suicidaire... C'est à ce moment que la tension commence à s'installer à la tombée de la nuit. D'autant que le film n'emprunte aucun allez-retour entre ce qui se passe au camp et dans le labyrinthe. Le moment est parfait pour installer un climat d'horreur dans cet immense enclos. Thomas est aussi un homme de valeurs qui refuse d'abandonner Alby, quel acte de courage ! En parcourant le labyrinthe, nos protagonistes rencontreront un griffeur. S'enchaînera une course poursuite entre Thomas et la créature (Minho ayant pris la fuite depuis longtemps). Notre héros est très malin en se cachant dans les buissons sans abandonner Alby. Thomas finit par échapper et même tuer le griffeur grâce à sa vitesse lorsque le mur se fermait.

Au sein du labyrinthe, Thomas entrain de fuir au griffeur. Le mur de gauche
est entrain de s'affaisser vers la droite, ce qui tuera la créature. 

Ascenseur emmenant la toute dernière réfugiée du camp. 
Au lendemain matin, les réfugiés découvrent pour la première fois un survivant : Thomas, accompagné de Mihno en transportant Alby dans leurs bras. S'en suit le conseil où tous les habitants du Bloc sont présents, ils débattent du sort du "nouveau" sur ses dernières actions. Les contradiction sont très intéressantes et pertinentes. D'un côté, Gally est très attaché au respect des règles en ne prenant aucun risque avec le labyrinthe. De l'autre, Thomas (qui sera soutenu plus-tard dans le film) qui refuse d'être passif cherche des solutions pour s'évader du bloc. 
Avec le recul, le fait qu'Alby soit au camp a permis de tester un antidote sur sa piqûre de griffeur. Depuis sa blessure, tous les coureurs (appart Minho) ont démissionné, cela montre combien leurs responsabilités sont immenses ! J'ai ressenti une grande empathie envers Thomas pour son courage et sa détermination ! Quelques minutes plus-tard, l'arrivé de Theresa par la boîte (dernière réfugiée) va mettre l'équipe sous-pression, puisqu'il n'y aura pas de nouveaux arrivants et que la boîte ne redescendra pas.

Après que Thomas soit nommé coureur, il rejoint Minho et des volontaires courir dans le labyrinthe pour analyser le cadavre du griffeur. L'équipe y fait la découverte des initiales de WCKD (mêmes coordonnées que la boîte livrant la nourriture et les nouveaux blocards). En même temps que les personnages, on en déduit la conclusion que les créateurs du labyrinthe ont aussi créé les griffeurs comme étant des machines. Quelques temps plus-tard, Minho va dévoilé à Thomas toute la cartographie du labyrinthe complet (en 3 ans de travail), divisé en 8 sections et dont les murs se transforment chaque soir. Impressionnant.

Cartographie de Minho de cet immense labyrinthe énigmatique.





Leurs explorations commencent à payer... 
Le lendemain matin, pendant que Minho et Thomas courent dans le labyrinthe, des travellings latéraux, des plans de caméra en épaule et en plongée (+ # angles de vues aériennes) montrent l'immensité du labyrinthe et des décors. Comme les protagonistes, j'étais vraiment concentré sur cet enquête de sortie. Au passage, je suis très ravi qu'il n'y ait pas dans ce film des histoires d'amours romantiques classiques et bidons, ni des enjeux liés à la vie du camp... La narration est concentrée sur le labyrinthe, un point très positif pour moi.

Griffeurs envahissant la clairière ! Quel chaos ! 
Dans la salle de l'image à gauche juste au-dessus, Mihno et Thomas vont utiliser le dispositif (retiré du griffeur vaincu) affichant le chiffre 7 pour tenter de trouver une sortie potentielle. A ce moment-là, l'action va reprendre le dessus avec le changement soudain des murs à une grande vitesse. Nos héros réussissent in extremis à sortir du labyrinthe. Des changements dans le quotidien vont s'opérer... Notamment la non-fermeture de la porte de l'entrée du labyrinthe, l'invasion de plusieurs griffeurs la nuit (des pertes humaines et matérielles) dans le Bloc, l'enlèvement dramatique d'Alby etc... En s'injectant lui-même la seringue, Thomas réussit à se souvenir des origines du labyrinthe et du sort des Blocards. Il travaillait aux côtés de WCKD. Le labyrinthe est en réalité un test des conditions physiques et de vie des réfugiés dont leurs mémoires sont effacées.

Gally et d' autres réfugiés choisissant de rester au Bloc. 
Ainsi, les fractures et divisions entre les blocards sont plus importantes que jamais. Entre ceux qui rejoignent Gally pour rester au Bloc, et les autres rejoignant Thomas afin de sortir de l'enclos. Finalement, la stratégie de chacun est cohérente... Je souligne aussi que l'expérience sur la durée n'est pas synonyme de succès. En effet, dans les dialogues, on met en avant le fait que Thomas soit présent que seulement 3-4 jours tandis que Gally est réfugié depuis 3 ans ! J'apprécie la persévérance de Thomas et son envie d'en apprendre sur le labyrinthe depuis le début (alors qu'il n 'est qu'un des derniers réfugiés) , tandis que les autres comme Gally préfèrent subir depuis des années, mais cela se comprend pour éviter les dangers. Cette opposition est très flagrante dans le film, avec le recul, c'est Thomas qui finira par avoir raison en souhaitant s'échapper au plus vite.

Anciens locaux des scientifiques de WICKED. (WCKD)
Après la pénétration du groupe dans le labyrinthe afin de trouver la sortie et des combats contre des griffeurs, nos protagonistes font la découverte d'une ancienne salle scientifique, avec une petite touche d'humour (un panneau "Exit" est affiché au-dessus de la porte xD). Les locaux sont endommagés et on retrouve des corps de scientifiques au sol. Avec le multitudes de caméras de surveillance, le labyrinthe était bien en surveillance depuis le début. S'en suit une vidéo de la chancelière Ava Paige (membre du WCKD ou WICKED si vous préférez) expliquant les éruptions solaires mondiales qui se sont déroulées sur Terre y a plus de 10 ans. En plus de ces destructions, un virus mortel s'est propagé dans le monde : le Brasier ! Les personnes infectées sont traitées dans des labos, puis enfermées dans un labyrinthe afin de les tester dans des conditions difficiles, voire des sacrifices. Ces tests leurs permettent de trouver un vaccin contre la Braise. Dans la vidéo, on remarque en arrière-plan le complexe de WICKED attaqué, puis DR. Aige qui se suicide. Mais il semblerai qu'elle ne soit pas réellement morte, ni aucun autre scientifique... Je ne comprend pas pourquoi avoir mis en scène ces attaques chez WICKED et son suicide si finalement ils sont toujours vivants ? Comment ont-ils pu survivre ? Je n'ai pas trouver d'explications quant à ma question, ni dans le film, ni dans des forums...

La dernière intervention du film sera celle de Gally qui s'est fait piqué (très étonnant mais en même temps incompréhensible, je me demande comment as-il pu trouver la sortie alors qu'il n 'est jamais entrer dans le labyrinthe, sachant en plus que seul Mihno connaît le code secret de la porte finale vers la sortie. D'autant plus que des pierres s'y sont écroulées.) Dans la logique du film (sans prendre en compte le bouquin que je n'ai pas lu), la présence de Gally est très étrange... Je pense surtout qu'il était présent pour un climax émotionnel de dernière minute, afin d'apporter une émotion supplémentaire au spectateur avant de conclure. En effet, il tue à coup de pistolet Chuck. En cela, je trouve que c'est très cliché, un peu trop facile à mon goût... En soit, la mort de Chuck va rester anecdotique, même si j'aimais bien ce personnage. Nos héros seront ensuite embarqués dans un hélicoptère de WICKED. Ainsi, la fin du film est ouverte sur le monde, avec un plan magnifique du labyrinthe en vue aérienne, en plein milieu du désert. Les survivants du labyrinthe sont importants pour les études de WICKED, la suite au prochain film !



MON BILAN DU PREMIER FILM : 

En conclusion, "Le Labyrinthe" est un film de SF assez immersif puisque je me suis facilement attaché aux personnages, on peut s'imaginer vivre dans leurs conditions... Pour moi, sa plus grande force mais aussi sa plus grande faiblesse est la simplicité de son scénario. D'une part, c'est un avantage puisque le film est compréhensible et accessible pour tous, on n'a pas besoin de se casser la tête quant à des subtilités d'intrigue, à la chronologie ou compréhension de certaines scènes etc... Il s'agit finalement d'un film de détente sur l'aspect Histoire. D'autre part, c'est un point négatif car la banalité de l'intrigue peut ennuyer certains spectateurs... Le scénario est très basique, c'est loin d'être l'écriture la plus raffinée de l'histoire du cinéma, mais ça a le mérite de toujours rester efficace pour ma part. L'expérience m'est restée très divertissante, malgré une surabondance de clichés qui m'ont un peu dérangés comme la mort de Chuck à la fin, ou les enjeux liés à l'évasion, les divergences dans ce groupe... Malgré que les décors et environnements de la forêt soient omniprésents pendant tout le film, je ne me suis pas ennuyé une seule fois ! Ce scénario très banal (handicap de départ) a finit par bien passé grâce aux personnages, à l'univers, aux paysages magnifiques... La fin m'a donné envie de voir la suite... J'en tire un bilan très positif.  




ANALYSE - LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE (2015) : WES BALL 



Pour revenir au premier film, son succès était au rendez-vous aux Etats-Unis et en France. Notamment sur Rotten Tomatoes récoltant sur 170 critiques 65% d'avis favorables. Le film a été nominé aux Teen Choice Awards et MTV Movie Awards. D'autant plus qu'au box office, le film a rapporté presque 350 millions de dollars. Le bilan est positif, donc 20th Century Fox valide une suite. Cette fois-ci, il n' y aura qu'un seul scénariste : T. S. Nowlin, il se concertera avec Wes Ball et James Dashner pour modifier la chronologie du scénario sur la base du deuxième et troisième livre. Ce sera toujours Ken Barthelmey qui ébauchera des dessins, notamment les "fondus". (humains zombifiés). Le budget du second film sera plus conséquent (même s'il reste assez faible par rapport aux effets spéciaux et aux décors) : 64 millions de dollars.

En octobre 2014, Wes Ball anticipait déjà sur le deuxième fil. Il dévoilait déjà que la suite serait un film fugitif dans des environnements dangereux. Les tournages seraient bien plus complexes.

Image de Fondu. 
Le tournage de "Terre Brûlée" était très rapide puisqu'il avait commencé alors que le premier film était encore en salles aux Etats-Unis. (Dates de tournages de "Terre Brûlée" : du 27 octobre 2014 au 27 janvier 2015). D'autant plus que les processus des 2 tournages ne sont pas du tout similaires. En effet, le 1er se déroulait dans un décor humide, confiné et oppressant en pleine nature. Tandis que le second se focalise plus sur un terrain ouvert avec des visuels différents. Pour le réalisateur et les acteurs, l'immersion était différente sur le plateau puisque les lieux de tournages sont très différents. Contrairement aux arbres de la clairière, cette-fois -ci le tournage était à plus de 1500 mètres au dessus du niveau de la mer à Alburquerque (ville du Nouveau-Mexique), à proximité de montagnes de plus de 2500 mètres. La plus grande contrainte de Wes Ball sur ce film a été le fait de suivre un groupe pendant tout le film. D'un point de vue technique et logistique, le fait d'être à 7 voire  à 8 en même temps dans l'écran complique les positions des caméras, les effets spéciaux ou encore les lumières. En si peu de temps, trouver des solutions pour optimiser tout cela n'est pas évident. Pour l'anecdote concernant le casting, un défi important et difficile pour les principaux acteurs était de courir sans cesse en altitude dans le sable.



Déroulement du récit : (+ Mon avis) 

L'abri où sont hébergés les réfugiés. 
Le film commence dans le passé de Thomas dans une atmosphère de désordres avec l'essor de Braise (virus virulent). Il s'agit d'un souvenir du moment où la mère de Thomas le confie à WICKED pour sa sécurité. Cette scène dans le passé était poignante, d'autant que la scène de l'ascenseur fait écho à celle du premier film. Ceci était bien sûr un rêve de Thomas dans l'hélico, où à l'extérieur c'est la panique ! En effet, sur place où l'hélico avait atterri, une horde de fondus (touchés par le virus Braise) attaquent l'équipage. Nos héros s'enfuient et se réfugient avec des gens se faisant passer par des groupes de résistants anti-WICKED. (alors que bien sûr, ce sont bels et bien les locaux de WCKD!) Ils sont hébergés dans un abri avec des dortoirs, des cantines, des entrepôts... On apprend que le responsable de ces locaux est Janson (directeur adjoint de WICKED).

Suite aux visites des locaux, s'en suit un entretien privé entre Thomas et Janson basé sur la confiance. Ce dernier insiste sur le fait de vouloir les préserver du monde extérieur dangereux et surtout de WICKED. (ce qui démontre encore leur mensonge). Quelques temps plus-tard dans le film, j'ai été complètement stupéfait par une révélation de dingue de Minho : il n'y avait pas qu'un seul labyrinthe mais plusieurs ! Tous les réfugiés présents dans cet abri sont les survivants des labyrinthes respectifs. Je trouve que cela accentue encore la dimension "survival" en soulignant la dimension plus générale de l'ampleur de WICKED et de leurs labyrinthes. Quelques scènes après, le film veut nous appuyer encore sur la curiosité de Thomas (toujours aussi présente) quand il s'inquiète pour Theresa. Après la présentation des dortoirs des garçons, Thomas se questionne toujours sur le traitement de Theresa, et à juste titre !

Stockage interne de créatures dans le complexe de WCKD. 
Ce sera dans les conduits d'aération que les doutes de Thomas seront certifiés avec Aris (le plus ancien des survivants dans l'abri). Des choses étranges se déroulent puisque personne n'est ressorti vivant. On anticipe déjà une très probable fuite de nos héros de cet endroit. J'espérais à ce moment là que le film ne perde pas de temps sur le fait de convaincre ses amis de s'enfuir, cela aurait été un peu gonflant pour moi (tant mieux que les autres aventuriers soient des simples suiveurs de Thomas, il y aura moins de baisse de rythme...). Lorsque Thomas et Arris s'infiltrent dans la zone interdite, ils y font la découverte du stockage interne d'étranges créatures, ainsi que de plusieurs humains entubés dans un immense laboratoire. Ce sera la discussion en hologramme entre Janson et Mme Paige qui confirme bel et bien à nos héros qu'ils sont chez WICKED ! Selon Janson, les expériences semblent prometteuses quant aux diagnostics des traitements aux labyrinthes pour trouver le vaccin.

Discussion très instructive en hologramme entre 
les deux supérieurs hiérarchiques de WCKD. 
Et c'est là que j'ouvre ma parenthèse plus argumentative et subjective ! C'est après la conversation entre Paige et Janson que je me suis interrogé quant à la criminalité de WICKED et de leurs intentions. A entendre le discours de bienveillance de la scientifique et son objectif de trouver un vaccin, WCKD n'a pas un fond si mauvais ! Mis appart les événements du premier film, je ne vois pas le mal absolu dans leurs intentions... D'autant plus que WICKED préserve les réfugiés (survivants des labyrinthes) des dangers de la Terre brûlée. Les humains qui sont entubés dans la salle n'étaient pas morts non plus, ils sont dans une sorte de coma entre la vie et la mort. En soit, WICKED n'est pas irréprochable pour autant, mais au début du film, je n'étais pas convaincu par la menace que représentait cette entreprise sur le monde. Le véritable ennemi devrait être le virus Braise et tous les fondus de la Terre brûlée. Est-ce une maladresse du film de mal exploser la dangerosité de WCKD? Ou plutôt est-ce à nous de remettre en question la pensée de nos protagonistes ? Qui sont les bons et les mauvais ? Je laisse le bénéfice du doute et j'aurai mes réponses plus-tard dans le film. Etiez-vous aussi frustrés comme moi quant aux ambitions de chacun pouvant être interprétées différemment ?

Affiche de "Dernier Train pour Busan"
(2016) 

Pour en revenir à l'histoire, Thomas part très inquiet avertir ses amis au dortoir qu'ils se sont fait manipulés par WICKED. Ils s'enfuient donc avec Theresa... Nos héros sont désormais dans la nature dans cette tempête de sable en obscurité, en fuyant des soldats de WCKD qui sont à leurs recherches.
C'est ensuite que nos héros les ont semé dans une infrastructure abandonnée. Aris aborde le sujet des résistants de WCKD qui seraient dans les montagnes, appelés "le Bras Droit". Il s'agit d'un nouvelle objectif de nos personnages, les rejoindre en traversant la Terre Brûlée ! Avant cela, nos protagonistes patrouillent les lieux de cet endroit abandonné. J'ai apprécié l'utilisation de quelques codes du cinéma d'horreur, notamment dans la scène où Minho allume toutes les lumières sans le faire exprès, ce qui a réveillé les fondus. A noter que ces créatures zombifiées sont très rapides, comme par exemple le film "Dernier train pour Busan" sorti en 2016 (film sud-coréen) avec des zombies très dynamiques pour renforcer la tension. (c'est en parti grâce à cela que ce long-métrage s'est démarqué des autres films de zombies). Les héros vont s'enfuir une nouvelle fois et se planquer pendant toute la nuit.




A noter aussi pour info que les fondus sont beaucoup inspirés des clickers (ou infectés) du jeu "The Last of us" (de Naughty Dog sorti en 2013). Leurs apparences sont très proches, même leurs bruitages sont issus du jeu !


Le lendemain, nos héros vont entamer une longue phase de traversée du désert, vers les montagnes où se situe "le Bras Droit". C'est là que la réal. s'est fait plaisir avec des plan visuels grandioses et magnifiques !

Plan d'une ville en ruine dans la Terre brûlée. 

Tout ceci montre le climat post-apocalyptique de part ces destructions omniprésentes et territoires inhabités. Un plan montre aussi des hélicos survolés la Terre brûlée, ce sont des hélicos de WICKED à la recherche de ces aventuriers. 

Longue phase de traversée de la Terre brûlée vers les montagnes (des journées entières de marches)

Autre plan aérien magnifique de la Terre brûlée ! 
Pendant que nos protagonistes progressent dans leur voyage, un des membres de l'équipe (Winston) s'effondre (son état de santé est très inquiétant puisqu'il s'est fait griffé par un fondu la nuit dernière). Sa griffure grossit à l'intérieur de lui, il s'est fait contaminé par la Braise... Lorsque nos héros sont sur place pour s'occuper de Winston, Thomas et Theresa discutent en privée de leurs souvenirs. Theresa se rappelle pourquoi ils étaient à WICKED, pour guérir le monde ! Elle commence à faire part de son envie de retourner chez WICKED. A ce moment là du film, j'étais d'accord avec elle. A quoi bon échapper et résister à WCKD alors qu'ils essaient de trouver des solutions contre la Braise. Et puis si nos héros seraient restés à l'abri, Winston ne serait jamais contaminé car ils auraient été en sécurité. J'ai trouvé la réflexion de Theresa bien fondée et intéressante. Pour l'heure, on assiste pour moi à une des scènes les plus touchantes du film : l'abandon d'un co-équipier ! Il aurait été trop dangereux pour la suite. Winston se tire une balle dans la tête (à hors-champ). 

Le climat aussi défie nos héros. 

La contamination et mort de Winston démontre que tous les survivants des blocards ne sont pas tous immunisés contre la Braise qui les zombifie. Pendant leurs péripéties, nos héros ont aussi dû faire face aux éléments de la nature qui se déchaînent. Comme au moment de la nuit où des tonnerres violents d'abattent sur la terre. Une fois de plus, on peut reconnaître objectivement à Wes Ball son talent pour nous retranscrire les décors grâce aux effets spéciaux (malgré le peu de budget).

Fondu dans ce plan rapproché. 
On assiste ensuite à l'introduction de nouveaux personnages : Brenda et Gorge qui dirigent une horde de survivants. Les relations dont d'abord hostiles puisque les protagonistes vont être suspendus en l'air (ils peuvent être vendus à WICKED). C'est l'arrivée de l'hélico de WCKD qui va accélérer le départ de Brenda et Jorge avec les jeunes. (en abandonnant la station). Ces derniers vont faire équipe pour trouver "le Bras Droit". Ce sera sous une musique de jazz à l'ancienne que l'action va prendre le-dessus. Tout le monde tente de fuir à WICKED. A la fin de la chanson, une explosion s'enclenche dans les locaux, plutôt classe ! Ils finissent par s'échapper, y compris Thomas et Brenda qui sont séparés du reste du groupe. Le film va s'attarder sur leur arc narratif lorsque ces derniers s'enfuient par les égouts. Personnellement, c'est à partir de cette séparation involontaire du groupe que le film va perdre du rythme.

  Pour moi, il s'agit d'une des meilleurs scènes du film.
Malgré que le climat d'horreur soit bien retranscrit, je trouve que tout ce cheminement (pour retrouver le groupe) est un peu une perte de temps... Pourtant, la scène de la course-poursuite dans le gratte-ciel entre Thomas-Brenda et les fondus est une des meilleurs mises en scènes du film pour moi. Surtout lors de la scène où la fenêtre de l'immeuble se fissure sous Brenda. Par ailleurs, au cours de la course-poursuite, Brenda s'est fait griffée par un fondu (comme pour Winston). J'anticipais déjà cette urgence... A partir de là, je vais abrégé toute la phase où Brenda et Thomas pénètrent dans un immense marché afin de trouver Marcus (il connaîtrait l'emplacement du "Bras Droit"). La séquence dans ce bar ne m'a pas diverti davantage. Heureusement, le film reprend son vrai envol à partir de l'interrogatoire de Marcus avec toute la troupe de nos persos. réunis. Désormais, ils savent où se trouve le "Bras Droit". Après un malentendu d'embuscade avec les sbires du "Bras Droit", les jeunes vont maintenant faire équipe avec ce groupe de résistants. Ils en profitent pour soigner Brenda de sa contamination avec un fondu, en lui injectant une seringue qui la soigne pour une durée temporaire de 2 à 3 mois. Jorge en sera extrêmement reconnaissant envers les jeunes..

Ce sera ensuite la discussion entre Thomas et Marie (ancienne membre de WICKED) qui sera instructive ! (lorsque cette dernière soigne Brenda). Elle nous approuve les bonnes intentions de WICKED autrefois avec les recherches d'un vaccin pour sauver le monde. Elle explique ensuite que si on laissait la totale liberté à WCKD, ils seraient prêts à sacrifier toute une génération de jeunes pour le vaccin. En soit, à ce moment là, j'étais encore plus ou moins favorable à leurs intentions, si c'est le prix à payer, je préfère le sacrifice d'une génération plutôt que la fin du monde sous le virus Braise. Puis, quelques temps après, Brenda se réveille et se confie avec Thomas en personne. Elle nous fait une révélation que son frère avait été sélectionné par WCKD : il s'appelait George ! Il s'agit en fait d'une référence au premier blocard mort du labyrinthe (dans le même que celui de Thomas). Je vous partage une vidéo théorie de la chaîne Argorok sur le nom de George dans "Labyrinthe" :


Remarque : Par la même occasion, Thomas confie à Brenda le porte-bonheur de Chuck. (cf. 1er film).

Plus-tard, Theresa va se confiée à Thomas sur son passé avec sa mère. Comme la mère de Theresa fut touchée par la Braise, elle en a beaucoup souffert, comme des millions de personnes. Elle trouvait légitime de collaborer avec WICKED afin de guérir le monde. C'est pour cela qu'elle a trahit les héros en contactant à WCKD leurs positions. C'est là qu'ils arrivent en hélicos envahir "le Bras Droit" par des explosifs. Pour l'anecdote, si vous pourriez refaire attention à un nouveau visionnage, c'est à 1:07:25 que Theresa apercevait au sol un appareil pour contacter directement WICKED. C'est sans doute avec celui-ci qu'elle aura pu les contacté à mon avis...

Attaque de WICKED contre le Bras Droit. Celle-ci va laisser des traces...
On assiste donc à une scène de chaos et de combats entre les résistants et les soldats de WICKED débarquant par hélicos au sol. Ils finissent par embarqué des réfugiés dans le vaisseau, WICKED semble avoir gagné... On assiste aussi à l'arrivé du docteur Paige. Finalement, ce sera très tard dans le film que je serai convaincu de l'opposition contre les méthodes trop excessives de cette entreprise, notamment avec l'assassinat de Marie. C'est à partir de ce moment et avec du recul que cela m'a convaincu d'être contre leur politique de répression. Ils commettent tous ces crimes pour un vaccin et manipulent des jeunes dans des labyrinthes.

Theresa a choisit son camp ! 

Grâce à l'arrivée de Brenda et Gorge, la résistance fut prolongée, mais ce ne sera pas suffisant... Il y aura beaucoup de pertes au "Bras Droit" et surtout la capture de Minho et du décollage du vaisseau de WICKED transportant des réfugiés. Laissant derrière eux un chaos infernal dans les montagnes. Malgré cela, le lendemain, Thomas ne baisse pas les bras ! La résistance continue en se fixant de nouveaux objectifs pour le prochain film : aller chercher Minho, venger les crimes qu'ils ont commis et vaincre une bonne fois pour toute WICKED !


MON BILAN DU SECOND FILM : 

Au final, "Le Labyrinthe : Terre Brûlée" était un film divertissant assez instructif sur l'univers autour du labyrinthe. Les environnements sont diversifiés (déserts de la Terre brûlée - Abris - Villes en ruines - Centres de recherches etc...) et les effets spéciaux sont bien réalisés ! (surtout avec le petit budget de 64 millions de $) Ce que j'ai  apprécié sur la fin, c'est la vision de chaque personnage. Je m'interrogeais sur les choix de Thomas : est-il à l'encontre du bons sens et de l'humanité ? Est-il égoiste ? Devrait-il collaborer avec ces scientifiques malgré le prix à payer ? Tout le long du film, je me questionnais sérieusement sur le parcours de nos héros. Finalement, avec toutes les destructions commises chez le "Bras Droit", WICKED est trop extrémiste. Pourtant, je trouve cet opus un peu en-dessous du premier opus. Bien que les décors, l'aspect horreur et l'univers soient bien établis, le scénario de ce film est à mon goût trop répétitif. (bien qu'il s'agit d'un film fugitif, la fuite constante de nos héros est un peu trop redondante). Pour moi, le film perd un peu sa saveur de part la baisse de rythme (vers le milieu du film) et la longueur du long-métrage : ils auraient pu raccourcir certaines scènes de voyage. D'autant que j'étais frustré à l'égard de la menace de WICKED que je jugeais pertinente très tard dans le film. En soit, c'est un bon film de transition dans cette trilogie.

Avant de vous dévoiler ma note personnelle, j'avais envie de vous exposer une comparaison qui pourrait vous surprendre entre ce film et un jeu-vidéo en particulier. Cette analogie est assez subjective, bien que j'avais identifié cette idée dans un petit sujet de JVC dédié au "Labyrinthe : Terre Brûlée". Je trouve que le scénario de ce film ressemble beaucoup à celui du Action-RPG "Fallout 3" dans sa construction narrative. En effet, j'ai observé plusieurs similitudes dans ces deux oeuvres :

Pour ceux qui reconnaîtront à gauche la Tenpenny Tower de Fallout 3. 



















- Les environnements désertiques et univers post-apocalyptique (F3: Terres désolées de la Capitale /L2 : Terre Brûlée)  
- Bestiaires assez proches provenant d'une source perturbatrice (F3 : créatures comme les supers mutants ou les goules sauvages dont la cause est le fort taux de radiation / L2 : Fondus dont la source est le virus Braise).
Les Zombies sont très vifs et rapides (F3 : Goules, Luminescent... / L2 : Fondus) 
- L'existence d'abris pour préserver les individus des dangers extérieurs (F3 : Abris numérotés... / L2 : Abri de WICKED au début du film) 
- Schémas narratifs assez comparables (légers SPOILERS): Phases de découvertes de l'abri - Fuites de l'abri pour s'exposer aux terres dévastées - Voyages - Rencontre de survivants ou de factions d'individus (Voyous, groupes de résistants, scientifiques...) - Nobles causes : Projet pureté (F3) / Trouver un vaccin (L2); dont des organisations malveillantes comme l'Enclave (F3) ou WICKED (L2) souhaitent s'en accaparer (pour des mauvais usages ou au prix du sacrifice). 





ANALYSE - LE LABYRINTHE : LE REMÈDE MORTEL (2018) : WES BALL


Avant d'évoquer l'envers du décor de ce dernier film, voici un rapide bilan au box-office et des retours critiques sur le volet de la Terre brûlée. Globalement, le 2ème volet a été plus ou moins mal accueilli par la critique "presse" obtenant 43/100 sur Metacritic et 48% d'avis favorables sur Rotten Tomatoes. Le public quant à lui était plus emballé ! Au Box-office, le film enregistre une prestation cumulant moins de recettes que le premier film : au niveau mondial, "Terre Brûlée" a totalisé 312 millions de dollars de bénéfices contre environ 350 millions pour l'original. Par ailleurs, courant mars 2015, le scénariste T. S. Nowlin confirmera l'existence d'un futur troisième volet : "Le remède mortel". D'autant plus que le réalisateur Wes Ball sera toujours aux commandes, et annonçait déjà que ce dernier opus ne sera pas séparé en deux parties. En effet, contrairement à "Hunger Games", "Divergente" et "Harry Potter", l'ultime long-métrage de la saga se contentera à juste titre d'une durée de 2H20. 

Extrait de la scène de la voiture au début du film
(qui aura été retourné plus-tard après l'accident).
Le tournage débutera à Vancouver (au Canada) le 14 mars 2016, puis se poursuivra en Afrique du Sud. Sauf que le tournage ne va pas se déroulé comme prévu... En effet, le 17 mars 2016, l'acteur principal Dylan O'Brien (incarnant Thomas) s'est gravement blessé lors d'une cascade du tournage. Cette cascade impliquait une voiture qui roulait à toute vitesse et un train qui déraillait... La voiture aurait renversé le jeune acteur. Cette révélation avait fait polémique et grand bruit chez les fans ! Dylan O'Brien a été sérieusement fracturé au niveau des os et fut hospitalisé en urgence pendant des semaines avant de se reposer quelques mois. La date de la sortie du film (initialement prévue pour le 15 février 2017) sera repoussée d'un an à cause de cet accident. Finalement, quelques mois plus-tard, l'acteur et toute l'équipe étaient toujours motivés pour conclure le film et finir cette aventure sur une note positive ! Pour plus d'informations, je vous renvoi à 2 liens cliquables : le premier est une interview traduite en français de plusieurs membres de l'équipe sur cet accident. Le deuxième lien est un TOP 5 des pires accidents de tournage de la chaine STEPHANACTION. (dont figure celle de O'Brien).


Pour en revenir à la réalisation, le cinéaste Wes Ball déclarait en 2015 que le dernier film fera une ellipse d'un an par rapport au deuxième volet, afin de marquer le coup. Comme le "Le Labyrinthe" et "Le Labyrinthe : La Terre brûlée", ce dernier opus sera encore différent, avec une autre approche dans un univers un peu futuriste. L'avantage est que chaque film aura eu son identité visuelle (le premier était axé sur la clairière et le mélange végétation/métallique avec le labyrinthe/ Le deuxième axé sur les villes en ruines et la "terre brûlée"/ Le troisième a des aspects plus modernes et futuristes dans une immense ville).



Déroulement du récit : (+ Mon avis) 

PS : Ce coup-ci, par rapport aux deux précédents volets, mon déroulé sur l'intrigue sera plus édulcoré du fait que ce film est très orienté sur l'action. C'est pour cela que j'emprunterai plus de raccourcis au niveau de l'histoire et de mes apartés pour argumenter.

Autre visuel sur la Terre Brûlée au début du film. 

Le film commence par une scène d'action à la poursuite d'un train en voiture. Il s'agit d'un train de WICKED transportant les jeunes réfugiés dont Minho, Aris etc... Le film démarre par de l'action à la James Bond, (une embuscade par l'équipe de Thomas) en soit le ton est donné ! Au final, Minho n'était pas dans le wagon que les héros ont capturé par le vaisseau. Etrange... Comment aurait-il pu s'échappé ? Etait-il capturé par WICKED au dernier moment ?

Si je dois énuméré un défaut récurrent dans le film, c'est le manque de réactivité 
des soldats de WICKED et leurs maladresses ! On dirait les Stormtroopers de Star 
Wars. Dans la scène du train, pas un seul jeune fut touché par les balles de 
ces gardes entraînés. La scène du bus aussi au milieu du film avec Brenda, 
les gardes avaient largement le temps de tirer sur elle quand elle accroche 
le bus. Par contre, quand un jeune leur tire dessus, une seule balle peut les tuer 
(même avec leurs combinaisons intégrales). Dans l'image ci-dessus, 
le vaisseau fait l'exploit de tirer autour du véhicule... un peu trop facile.

S'en suivra quelques scènes plus-tard le discours de Vince (chef du "Bras Droit") qui confirmera définitivement la cruauté de WCKD en sacrifiant des jeunes immunisés. A présent je suis complètement d'accord avec ce discours. Puis, une concertation de l'équipe se fera sur la carte de la "Terre brûlée" concernant "la dernière ville". C'est le surnom attribué à la ville "encore debout" et le QG de WICKED. C'est "la tanière du lion" comme le dit Jorge. C'est certainement dans cette base opérationnelle où Minho et les autres réfugiés seraient transportés. En soit, mobilisé tous les jeunes immunisés serait beaucoup trop risqué pour Vince, et il a raison!  Pendant la nuit, Thomas, Newt et Frypan vont donc partir chercher Minho sans prévenir les autres.

Newt, Thomas et Frypan sont pris au piège dans ce tunnel. L'issue de cette scène
est à mon goût trop facile. 
Au début de la prochaine scène (dans le rêve de Minho), je croyais vraiment la première fois qu'il aurait été enfermé dans la clairière d'un nouveau labyrinthe ! Ca aurait été énorme ! Il s'agit bien sûr d'un rêve, plutôt d'un cauchemar lorsqu'il est poursuivi par un griffeur. Il ne s'agit que d'un test pour prélever son sang lorsqu'il est en phase de stress. Pour en revenir à nos héros solitaires,ces derniers traversent un tunnel en voiture, ce tunnel sera rempli de fondus. Va donc s'entamer une course-poursuite pour fuir les créatures et arriver au bout du tunnel. Sauf qu'en sortant de la voiture après qu'elle soit renversée par un obstacle,  nos héros sont pris au piège car les fondus débarquent des deux côtés. A ce moment-là dans le film, je me demandais vraiment comment allaient-ils s'en sortir. C'est l'intervention en bagnole de Brenda et Jorge qui va les sauver et extirper les jeunes du tunnel. Il s'agit d'une facilité scénaristique un peu absurde, comme par hasard, Brenda et Gorge interviennent à ce moment précis alors qu'ils n'étaient même pas avertis de leurs aventures, sinon le scénario aurait été coincé. Il s'agit pour moi des principaux défauts de ce troisième opus, une abondance de clichés de réal. et de facilités scénaristiques pour sortir de certaines situations. Pour autant, je ne vais pas du tout jeter la pierre sur ce film car il regorge de plusieurs points positifs ! Notamment une très bonne réalisation dans les effets spéciaux et les cascades. L'action est très présente puisqu'on est dans le vif du sujet, tandis que les premiers films ont suffisamment posé les bases du récit et ses enjeux.

Une fois qu'ils sont sortis du tunnel, ils aperçoivent au loin "la dernière ville"et les immenses remparts qui la contournent. Ces murs impénétrables empêchent les fondus ou d'autres intrus à entrer dans la ville pour éviter les contaminations et la sécurité. C'est pourquoi il est interdit d'y entrer.

Plan parfait du repère principal de WICKED. La zone est strictement sécurisée.

Le retour de Gally ! C'est dingue à quel point le personnage
a évolué par rapport au 1er volet. 
Nos héros vont s'aventurer dans la foule devant l'entrée de la ville isolée, mais Thomas a été repéré par les caméras de surveillance et les agents de WICKED. Ce qui va provoquer un déluge d'explosifs lancés dans la foule. Nos héros tentant de prendre la fuite, se font capturés et embarqués par des rebelles et mercenaires opposés à WCKD. D'autant que dans ce gang, un retour très inattendu d'un personnage qu'on a presque oublié : Gally ! C'était un come-back très étonnant ! Il fut bien introduit et son retour (surtout qu'il soit encore en vie) est bien justifié, car il est également immunisé. Il fait parti des rebelles menés par Lawrence (un fondu qui survit grâce à un sérum ralentissant la progression du virus). Les jeunes vont faire sa rencontre pour trouver un moyen de passer de l'autre côté des murailles. Ils font un pacte pour s'introduire dans la ville via un passage secret (le tunnel souterrain). 

Ces paysages magnifiques montrent combien la SF est immersive ! Ils se sont probablement
inspirés du style Blade Runner pour les lumières et la ville futuriste dans l'obscurité de 

la nuit ! 
Newt, Thomas et Gally vont identifier le secteur au centre-ville avant de trouver un plan pour s'infiltrer dans la citadelle où sont enfermés 29 réfugiés dont Minho. Ils vont se concerter afin de trouver un plan pour pénétrer dans cette tour hyper sécurisée (caméras omniprésentes, gardes, entrées par empruntes digitales...). Entre temps, Newt confiera à Thomas qu'il a été contaminé par la Braise au bras ! Cela va accentuer la tension au récit, car ce n'est qu'une question de temps avant qu'il soit transformé en fondu. C'est en capturant Theresa qu'ils vont dénicher des informations sur la citadelle par un interrogatoire. Ils vont se servir d'elle pour y entrer. Un plan astucieux mais très dangereux.

Theresa, Janson et les deux héros camouflés en gardes. 
L'équipe va faire un camouflage dans la ville en portant les combinaisons des soldats de WICKED avec Theresa pour s'infiltrer en douce dans la citadelle. Ils vont aussi libérer des otages et emmener le sérum. Lorsque Janson entre dans l'ascenseur avec Theresa, la tension fut palpable, surtout pour Theresa qui se voit dans l'obligation d'obeir aux ordres de nos protagonistes. C'est lorsqu'ils sortent de l'ascenseur qu Janson a visiblement des doutes... L'infiltration ne va pas marché comme prévu. Thomas et Newt sont coincés dans une partie de la tour, ils continuent à chercher Minho. Pendant ce temps, on assiste à un spectacle de cascades et d'opérations. Notamment l'opération du bus avec Brenda et Frypan, l'évacuation d'autres jeunes par Gally, et l'évacuation de Thomas, Newt et Minho lorsqu"ils se retrouvent. L'action est au coeur du film ! Une de mes parties préférées fut celle du saut spectaculaire de Thomas, Newt et Minho depuis le haut de la tour dans la piscine. Je me verrais très mal à leur place, leur courage fut bénéfique pour les échapper.

Le chaos domine le QG de WICKED grâce à l'appel à la
 guerre de Lawrence. 
L'action et la violence est à son paroxysme dans les rues de la dernière ville ! En effet, c'est avec le discours de révolte et de mobilisation de Lawrence qu'il a emballé les foules et semer le chaos dans les rues de la ville. En plus de l'intrusion des personnages; WICKED doit en plus gérer les mutineries et violences du peuple dans cette bataille explosive qui en met plein la vue et monte crescendo. Dans la réalisation, les moyens étaient mis en oeuvre puisque ces cascades ont l'air d'être réalisées en vraie. 

Newt en fondu. 

C'est à travers ce climat de guerre que nos héros vont tenter de quitter la ville. Les choses ne se déroulent pas comme prévu puisque Newt commence dangereusement à se métamorphoser en fondu. D'ailleurs, un des moments les plus marquants du film est la mort accidentelle de Newt par Thomas, personnage que beaucoup de fans se sont attachés depuis le premier film. Brenda est arrivée avec le sérum trop tard... J'étais moi-même aussi triste pour ce personnage... Pour le coup, l'effet dramatique de cette émotion est réussie ! D'ailleurs la mort de Newt ne trahit pas le livre puisqu'il meurt aussi dans le tome. Le film va enchainer la mort de plusieurs personnages emblématiques, dont aussi Ava Gaige tuée d'une balle dans le dos par Janson. Thomas est embarqué dans le laboratoire avec Janson et Theresa pour une prise de son sang afin de concocter le sérum. (pour que Janson se soigne aussi lui-même) C'est à peine vers la fin du film que Theresa comprend que le sang de Thomas élimine le virus (comme c'est le cas pour Brenda). Pourtant, cette découverte était à sa portée de main bien avantdans le film...

Une des dernières scènes du film quand le vaisseau vient récupérer Thomas. 
Il y aura ensuite toute la phase de combat entre Thomas-Theresa et Janson dans les locaux; jusqu'à ce que ce dernier se fasse dévoré par des fondus emprisonnés derrière des vitres. Finalement, au sommet de l'immeuble, les flammes commencent à s'emparer de toute la structure. L'arrivée du vaisseau piloté par Gorge peut paraître également facile... Thomas réussit in extremis à rentrer dans le vaisseau, tandis que Theresa meurt de l'effondrement de l'immeuble dans une belle mise en scène. En toute honnêteté, je trouve qu'elle avait le timing pour sauter dans les temps, les quelques secondes lui auraient largement suffis. Ce personnage aussi est mort dans le bouquin. En l'espace d'une demie-heure, 4 persos. emblématiques sont morts. Les plus touchantes pour moi furent celles de Newt et Theresa, car je m'étais attaché à eux depuis le premier film. Mais comme disait Brenda, on ne pas sauver tout le monde sur ce coup-là. Il est vrai qu'une fin où tous les héros auraient été vivants ne serait pas passer crédible.

La fin du film s'achève par tous les jeunes immunisés survivants avec Vince installés sur une plage. Ils vivent désormais en sécurité loin des dangers de la Terre brûlée. Thomas porte toujours sur lui le sérum, signe d'un nouvel espoir pour l'humanité...


MON BILAN DU TROISIÈME FILM : 

Thomas à la fin lorsqu'il fait la découverte de son nouveau
lieu de vie ! 
Au bilan, je tire une expérience très positive de ce troisième long-métrage de Wes Ball. En effet, cet opus est plus viscéral que les précédents et la réalisation est vraiment superbe. Les climax émotionnels sont efficaces et bien dosés, l'émotion que j'ai suscité pour la mort de Theresa et Newt était plus tangible car je m'attachais aux personnages depuis le premier film ! Les défauts du film résident principalement sur des facilités scénaristiques un peu trop faciles. Le rythme était intensif et l'action au rendez-vous ! Il s'agit d'une belle conclusion pour la trilogie "Labyrinthe". D'un film à un autre, on assiste à de véritables évolutions de personnages en passant d'un point A à un point B puis à un point C. Je garde un très bon souvenir de cette saga, n'hésitez pas à faire part de vos ressentis dans les commentaires. Il est clair que "Le Labyrinthe" ne sera pas la trilo. la plus révolutionnaire de l'histoire du cinéma, mais ce projet vaut le détour ! 


"Le Labyrinthe : Le remède mortel" aura des retours mitigés de la presse américaine à sa sortie (la presse française sera plus clémente). Sur Rotten Tomatoes, le film atteint à peine 42% d'avis positifs, sur Metacritic 51/100. En restant plus de 6 mois au Box-office, le film totalisera encore moins de recettes que ses prédécesseurs : environ 290 millions de dollars dans le monde.



Merci à vous d'avoir lu jusqu'au bout cette rétrospective ! Ce fut un plaisir pour moi de travailler sur ce projet un peu différent des critiques habituelles, même si la subjectivité sera toujours présente. Il me tenait à coeur de faire une analyse en profondeur sur l'envers du décor de cette saga ! C'était très enrichissant pour moi. Et vous, qu'en avez vous pensez de "Labyrinthe" ?

On se retrouve la prochaine fois pour une nouvelle chronique de jeu-vidéo qui sera une review assez classique sur un jeu d'aventures. A bientôt ! Prenez soin de vous^^